Le Troll, un ami qui vous veut du bien (ou presque). Partie 2 : l’instrumentalisation médiatique du Troll

Il n’y a pas d’exercice du pouvoir sans une certaine économie des discours de vérité fonctionnant dans, à partir de et à travers ce pouvoir. Nous sommes soumis par le pouvoir à la production de la vérité et nous ne pouvons exercer le pouvoir que par la production de la vérité. (…)

Pour marquer simplement non pas le mécanisme même de la relation entre pouvoir, droit et vérité, mais l’intensité du rapport et sa constance, disons ceci : nous sommes astreints à produire la vérité par le pouvoir qui exige cette vérité et qui en a besoin pour fonctionner ; nous avons à dire la vérité, nous sommes contraints, nous sommes condamnés à avouer la vérité ou à la trouver. Le pouvoir ne cesse de questionner, de nous questionner ; il ne cesse d’enquêter, d’enregistrer ; il institutionnalise la recherche de la vérité, il la professionnalise, il la récompense. Nous avons à produire la vérité comme, après tout, nous avons à produire des richesses, et nous avons à produire la vérité pour pouvoir produire des richesses. Et d’un autre côté, nous sommes également soumis à la vérité, en ce sens que la vérité fait loi ; c’est le discours vrai qui, pour une part au moins, décide ; il véhicule, il propulse lui-même des effets de pouvoir.

«  Il faut défendre la société », Michel Foucault, Cours du 14 janvier 1976, éd. Gallimard Le Seuil, coll. « Hautes Etudes », 1997, p.22

Nous postulons ici, non pas que les études sur le troll sont fausses, mais que le troll est moins une figure que des usages dans des espaces. Comme nous allons le démontrer, les études opérées jusqu’à maintenant sur la figure du troll ne s’attardent que sur l’individu opérant et contribuent ainsi à entretenir l’argumentaire d’un discours politico-médiatique qui tend à faire du troll l’ennemi, le criminel de la cité numérique et menace pour l’espace public.

Le discours médiatique sur le troll comme créateur d’une panique morale

Dans son article « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” »[1]  Jonathan Bishop note que le terme de « trolling internet » est celui du jargon informatique qui s’est le plus répandu au XXIe siècle[2].

Le chercheur explique que cette expression a servi (et nous l’allons montrer tout à l’heure) aux politiciens en mal d’ennemis à combattre et a permis aux médias de créer les conditions d’une panique morale produisant divertissement et intérêt aux audiences[3].  L’auteur note également une évolution de la signification du terme au sein du discours médiatique. Celui-ci a, en effet, évolué entre les années 90 et 2010 passant de moyen de provocation des autres pour l’amusement mutuel[4] à abus des autres dans un but de satisfaction personnelle[5]. Il se propose alors, et nous avec, d’explorer la couverture médiatique induisant cette construction afin de la discuter du point de vue de la stéréotypisation, des théories des personnages et de l’audience[6].

Historique de l’acception moderne de la figure du troll

La première occurrence médiatique, au sens large, du terme troll apparaît dès 1995 dans le dictionnaire des termes internet le Net Lingo. Troller y est alors défini comme « l’acte de poster un message sur un forum ou un blog. Lequel exagère l’élément d’un sujet afin de piéger un débutant en l’invitant à dénoncer cette erreur volontaire »[7].

L’origine de l’emploi en informatique du terme (nous avons déjà signalé nos hypothèses quant à ses origines étymologiques) serait, elle, à rechercher du côté de l’armée étasunienne. Robert Wilcox signale en effet que le terme qui se retrouvait dans l’expression : « trolling for migs »[8] était en usage chez les pilotes de la navy pendant la guerre du Vietnam. Il servait alors à désigner une pratique consistant à provoquer le pilote adverse afin d’identifier ses forces et faiblesses[9]. Au regard de cette explication historique on peut en déduire que le trolling est destiné à aider les novices à s’intégrer à la communauté en étalant aux yeux de tous leurs forces et faiblesses argumentaires. C’est du moins la position que défend Amy Jo Kim dans son ouvrage, Community building on the web[10].

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Les premiers cas de traitement du troll comme sujet journalistique apparaissent quant à eux dans les années 2000 avec le développement de la pratique dite de « RIP trolling », un abus de langage pour désigner des pratiques de hating, de flaming, de hating ou même simplement des farces douteuses sur des pages consacrées à honorer la mémoire d’un disparu[11] en ligne (l’impossibilité de créer les conditions d’un débat sur des espaces de deuil semble évidente). L’un des cas les plus notables est sans doute celui du suicide de Mitchell Henderson, à Rochester, Minessota en 2006. Le lendemain du suicide par balle de cet élève de cinquième, ses camarades créent une page MySpace en sa mémoire. L’un d’entre-eux poste le lien sur le forum nécrologique MyDeathSpace.com. La page de Mitch attire alors l’attention de /b/tards, individus évoluant sur la page random du forum d’images 4chan[12]. La page est alors hackée et les cyber-harceleurs s’en donnent à cœur joie durant près d’un an et demi : ils remplacent la photo de Mitch par sa version zombie, postent de la pornographie, téléphonent à ses parents[13]. Dans ce cadre sensible de deuil et de douleur, l’amalgame est rapidement fait entre troll, flamers, haters et farceurs par les médias de masse afin de créer les conditions d’une indignation populaire.

Éléments de définition différenciée

Avant d’étudier les conditions de création de ce que Bishop nomme la « moral panic »[14] il convient de s’attarder quelques instants sur les définitions des éléments susnommés et sur leurs perceptions par le grand public. Pour se faire nous avons réalisé un questionnaire[15] sur Google doc auquel 142 personnes ont répondu. La diffusion du questionnaire s’est faite à travers les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook et Twitter) dans un premier temps auprès du réseau personnel de l’auteur puis, grâce au partage, auprès des réseaux des contacts de l’auteur. Sobrement intitulé « Le Trolling » celui-ci avait pour but d’analyser la perception qu’avait le grand public du disrupteur numérique et de ses actes.

Les personnes interrogées sont en majorité situées dans la tranche d’âge 12-30 ans (83%) et impliquées professionnellement et/ou personnellement dans le secteur du numérique (respectivement 55,6% et 85 ,4%), 93% ont déjà entendu parler du trolling.

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Une série de questions du formulaire concernait la distinction entre les figures singulières du web participatif. Le constat que nous pouvons opérer dès lors est que le public interrogé soit un public d’amateurs éclairés ou de professionnels opèrent, contrairement aux médias, en grande majorité, la distinction entre troll et hater (78,2%), flamer (38% – 53,5% ne connaissant pas le terme), spammer (87,3%) et flooder (66,9%).

Au regard de ces éléments nous nous proposons d’établir une rapide définition de ces figures :

  • Le hater: comme le laisse deviner l’origine verbale de ce terme substantivé, le hater est celui qui agit avec malveillance, qui dépeint un sentiment de haine. Il opère selon une attitude discriminatoire envers un interlocuteur et émet une opinion controversée, le plus souvent affiliée à un tabou doxique.
  • Le flamer: le flamer est celui qui tient ce que l’on appelle « propos inflammatoires », il poste des messages hostiles dans une discussion avec pour intention de créer un conflit. Le flamer ne cherche ni la controverse, ni le débat. Sa motivation est davantage psychologique que dialectique : il cherche à s’imposer par la force.
  • Le spammer: comme l’indique son nom, le spammer est celui qui envoie des spams ou « pourriels » si l’on s’en tient au mot-valise de l’Office québécois de la langue française. Le spammer poste donc des messages indésirables, le plus souvent commerciaux. Il peut le faire par mail mais également sur les réseaux sociaux et les forums de discussion. Son but est moins de perturber que de rentabiliser.
  • Le flooder: le flooder est celui qui pratique le flood, une action malveillante qui consiste à envoyer une importante quantité de messages répétitifs inutiles, sans rapport avec le sujet initial ou dépourvus de sens. Le but du flooder est de nuire à la lisibilité du dispositif collaboratif en obligeant l’utilisateur à utiliser le moteur de recherche ou à parcourir un fil de messages inutiles.

Or comme nous allons le démontrer, les médias de masse réduisent ces figures singulières et entretiennent une confusion avec celle du troll, appellatif plus séduisant et mobilisateur d’un imaginaire plus riche.

La stéréotypisation du troll

Entre 2010 et 2011, les médias de masse s’emparent du terme de troll et l’emploient sans discernement pour qualifier un cyber harceleur, un hater, un flamer ou même seulement un personnage grossier et ce particulièrement pour traiter des « RIP trolling ». Ils se contentent alors de déplorer, condamner sans s’interroger sur les motivations, les intentions réelles de ces individus[16]. La confusion ainsi opérée permet aux médias de masse d’offrir à leur audience un stéréotype facilement explicable, convocable et adaptable.

Le personnage transgressif ainsi fabriqué permet alors aux médias d’offrir une source de sensationnel et de situation à fort potentiel d’audimat. On peut apparenter le traitement médiatique du troll à celui du terroriste[17]. Ce terme, employé comme statut permet au discours journalistique d’opérer une manipulation désémentisante lui permettant d’appliquer le terme pour qualifier par exemple le cyber harceleur de la page mémorielle de Natacha MacBryde, Sean Duffy[18]. Contrairement à nous, Bishop développe l’idée du trolling comme appellatif générique et argue que le flaming ou le hating n’en sont que des variables bonnes ou mauvaises. Il en fait d’ailleurs la démonstration en établissant une classification.

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Cette taxinomie somme toute précise et détaillée nous apparaît sinon fausse du moins inexacte pour deux raisons. En définissant le troll comme conduit par des forces chaotiques et cherchant à s’amuser, Bishop fait fi de l’intentionnalité inhérente au trolling et de l’importance de la dissimulation par le troll de cette dernière. De plus, en le distinguant d’autres figures tel que le « snert », le « big man » ou le « ripper », le chercheur semble omettre que les qualificatifs dont nous traitons pour distinguer le troll d’autres singularités sont reconnues et acceptées par les internautes : elles sont nées en ligne. Il paraît alors difficile d’établir une classification qui ne renverrait pas à des individualités normalisées.

Représentation médiatique du troll

Cette condamnation médiatique du troll comme anormalité amorale par les médias de masse trouve son explication dans la demande de l’audience d’une couverture de sujet contribuant à réassurer leurs valeurs[19]. Aussi, le trolling n’est-il présenté que sous un aspect négatif de harcèlement afin de convoquer soit la figure du troll comme hideuse ou ridicule créature fantastique, soit celle du nerd boutonneux, pathétique et méprisable ainsi que nous le prouvent notamment les illustrations de Lucy Pepper pour le Guardian[20] et celles qui suivent :

En d’autres termes, le discours médiatique de masse ne présente le troll que comme un problème à résoudre.

En agissant ainsi, les médias contribuent à la construction de la figure d’un troll terroriste de l’expression en ligne. Bishop signale trois point de vue distincts induits par les différents construits médiatiques : les natifs du numérique perçoivent une mauvaise utilisation du terme ; les groupes de contre-culture s’amusent ou se jouent d’être ainsi nommés ; le commun des mortels ressent le trolling comme une menace pour sa propre sécurité[21].

La monstration d’une figure transgressive ainsi stéréotypée contribue de la constitution d’un scandale capteur d’attention. L’idée générale est alors de présenter les internets comme un danger et comme l’écrit Valérie Steeves, de créer une panique morale fondée sur la représentation de la portée de la surveillance des parents et la capacité de ces derniers à protéger leurs enfants de ces dangers inconnus. La peur vient de l’incompréhension des  nouvelles technologies par les anciennes générations[22].

Étude de cas

Il s’agit dès lors d’opérer avec Bishop, une analyse comparative des traitements réservés au troll par les médias de masse. Et ce non seulement afin de mettre en exergue une représentation basée sur la peur engendrée par une mécompréhension des médias informatisés[23] mais également de montrer que les discours médiatiques employant ce genre d’argumentaires et d’appellatifs ne sont pas le fruit de toute l’entreprise journalistique. La variété des supports employés par cette dernière nous a conduit à les diviser en deux : la presse écrite (soit les supports papiers imprimés) ; télévision (soit les support vidéos mis en scène et normalisés). Contrairement à Bishop, nous choisissons à dessein d’écarter le traitement web de notre analyse afin de nous concentrer sur la représentation d’une figure du net par les médias dits traditionnels.

Bien que certains journaux et sites français aient traité le cas de Sean Duffy[24] ou de Liam Stacey[25], le choix de conserver les références britanniques étudiées par Bishop s’est opéré au regard du caractère anglais des affaires et de leur traitement plus important outre-Manche. Non seulement, donc, ce traitement des affaires était plus flagrant mais la presse du Royaume-Uni réagit d’une façon plus évidente et intéressante à analyser. Notons enfin pour parachever la démonstration de la pertinence de notre choix que la législation très stricte à l’égard d’Internet et en particulier des trolls[26].

L’un des cas les plus médiatiques de soi-disant troll fût celui de Liam Stacey : cet étudiant britannique condamné pour ses tweets racistes suite à l’hospitalisation du joueur de football Fabrice Muamba. L’étude proposée par Bishop se penche sur le traitement du procès par deux quotidiens britanniques : le Daily Mirror, un tabloïd et le Daily Express, plus objectif.

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(a) Mirror                                                                     (b) Express

Tandis que le Mirror titre : « Le troll malsain de Muamba pleure tandis qu’il écope de 56 jours de prison. MDR ! » ; l’Express titre : « Un étudiant sanglotant envoyé, menottes aux poignets, en prison pour son ‘ignoble’ diatribe contre Muamba sur Twitter ».

On le voit, le choix du traitement est très différent. Tandis que le Mirror présente Stacey en « troll malsain » et se moque des larmes du jeune homme, l’Express fait le choix du recul : bien que condamnant l’acte « ignoble », il présente Stacey avant tout comme un étudiant, insiste sur les menottes et use d’un participe présent (« sanglotant ») pour pousser à l’identification. Contrairement au Mirror qui déshumanise Stacey et se réjouit de sa condamnation, l’Express semble s’interroger sur la nécessité d’entraver un individu comme s’il était un meurtrier pour un simple tweet.

La lecture de l’article conforte cette hypothèse car, alors que le Mirror mentionne une suspension universitaire (« suspended from his universitary course »), l’Express choisit le terme « kickedout » soit « jeté dehors ». De là à dire que l’Express met davantage en lumière la violence de la réaction sociale face à la disruption que la disruption elle-même, il n’y a qu’un pas…

L’étudiant de l’Express est un gamin idiot, isolé et brisé par un mot plus que douteux à l’égard d’un sportif en convalescence (« recovering well in hospital with his fiancee at his side »). Celui du Mirror, en revanche, est un sadique jouissant de la souffrance d’une star en soins intensifs (« remaining in intensive care »).

En conclusion, il est visible dans ces traitements que l’intention des deux journaux n’est pas la même. En effet, tandis que l’un s’attache à rapporter les faits en restant le plus objectif possible, l’autre se réjouit de la punition en convoquant le sensationnel et la figure monstrueuse du troll afin de vendre son papier. Si l’influence de la couverture d’un évènement par la presse papier est connu, la télévision en tant que média de masse à fort potentiel de diffusion reste, de loin, notamment par la simplification du message qu’elle opère, l’outil de diabolisation[27] le plus efficace et ce tant en démocratie qu’en dictature[28].

Nombreux sont les reportages en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou en France qui utilisent le terme de troll pour traiter de cyber harceleur. Bishop quant à lui choisit de s’attarder sur le cas du cyber harceleur Sean Duffy présenté par les médias Britannique comme un « RIP troll ». Ce dernier s’est fait connaître pour avoir moqué la mort de Natasha Mac Bryde sur la page Facebook dédiée à sa mémoire[29].

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(c) représentation de Sean Duffy                     (d) représentation des parents de Natasha Mac Bryde

Le chercheur analyse deux images tirées du reportage d’ITV news sur le procès de l’affaire. La première (c) représente Sean marchant dans la rue, la seconde (d), les parents de Natasha abattus mais entourés à la sortie du tribunal.

La représentation de l’isolement de Sean permet de le mettre en scène dans une fuite symbolique : son déplacement est constant, le commentaire ne laisse pas de doute, c’est loin de la décence que court le jeune homme[30]. Cette image contraste avec la seconde qui présente les parents immobiles, de face, entourés et soutenus par la société et les institutions (on note la présence d’un policier dans le fond). Leur tête inclinée accentue l’image de peine qu’ils renvoient.

Ce qui est représenté dans ce reportage c’est la victoire des valeurs familiales contre les méfaits de la technologie. Le discours des parents, particulièrement celui du père de Natasha nous confirme ce point : « Cette personne se cachait derrière un ordinateur. Pour moi on ne pouvait pas le voir, on ne pouvait rien faire. C’est très dur pour un père. Vous tous, essayez de protéger vos enfants »[31].

Nous signalerons quant à nous le documentaire de France 5 du 3 décembre 2014 par Fabrice Moss. Ce documentaire au titre racoleur : « Quand la toile tisse la haine » présente le troll comme polluant le débat en ligne par ses injures et sa haine. Le texte de présentation du documentaire va même jusqu’à user du terme de hater pour qualifier le troll :

Sur Internet, les forums, courriers des lecteurs ou encore commentaires de vidéos regorgent de messages haineux et violents. Injures, propos racistes voire même appels au viol ou au meurtre, les ‘trolls’ polluent les débats sur la toile. Mais qui se cache derrière ces pseudonymes ? Internet exacerbe-t-il les pulsions les plus malsaines des internautes ou n’est-il que le reflet de la société ? En Suède, au Maroc ou aux Etats-Unis, les réalisateurs ont rencontré quelque uns de ces ‘haters’ qui propagent la haine en ligne.[32]

Au-delà de la simplification caricaturale qu’il propose, le texte mentionne le terme psychologique de « pulsion ». Cet emploi nous parait intéressant car si le traitement du troll comme figure stéréotypée n’est pas le fait de tous les médias traditionnels, l’usage du terme par une part de ceux-ci autorise néanmoins selon nous un amalgame dangereux entre le troll et des figures psychiatriques de la folie. C’est ainsi que l’on peut constater que de nombreux articles choisissent de traiter la figure du troll sous l’angle psychiatrique. Ces articles sont d’ailleurs bien souvent des reprises simplifiées ou résumées de publications scientifiques qui participent de la construction d’un discours aliénant présentant le troll comme un individu mentalement perturbé.

 


[1] Jonathan Bishop, « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” », Int J. Web Based communities, vol. 10, n° 1,  2014, p. 7-24.

[2] « Internet trolling is one of the fastest spreading pieces of computer jargon of the 21st century », Jonathan Bishop, « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” », Int J. Web Based communities, vol. 10, n° 1,  2014, p. 8.

[3] « The term has been helpful for building the carreers of politicians in search of causes to fight, as well media organisation looking for a means to create a moral panic that provides both entertainment and interest for their audiences », Ibid.

[4] « Provoking others for mutual enjoyement », Ibid.

[5] « Abusing others for only one’s own enjoyement », Ibid.

[6] « Analysis of media coverage of internet trolling to discuss the topic from the point of view of stereotyping, character theories and audience theory », Ibid.

[7] « Online it originally meant the act of posting a message in a newsgroup (and later on a blog) that is obviously exaggerating something on a particular topic, hoping to trick a newbie into posting a follow-up article that points out the mistake. » Erin Jansen, Vincent James, Netlingo : The Internet dictionnary, Netlingo inc, Oxnard, CA, 1995.

URL : http://www.netlingo.com/word/troll.php page consulté le 17 février.

[8] Robert K. Wilcox, Wings of fury : true story of america’s elite fighter pilots, pocket books, Simon & Schuster, London, GB, 1998, p. 42.

[9] « Strenghts and weaknesses », Brad Elward, US Navy F-4 Phantom II Mig Killers : 1965-70, Osprey publishing, colchester, GB, p.20.

[10] Amy Jo Kim, Community building on the web : secret strategies for successful online communities, Peachpit press, Berkeley, 2000.

[11] Pour un traitement des problématiques liées à l’hommage mortuaire en ligne, cf. Cristiano Maciel, Vinicius Carvalho Pereira, Digital Legacy and interaction post-mortem issues, Springer, Londres, « Human computer interaction », 2013.

[12] Nous n’étudierons d’ailleurs que cette seule partie anonyme et éphémère concentrant 30% du trafic de ce forum crée en 2004 par Christopher Poole. Pour une analyse approfondie de cet espace complexe et des problématiques qui lui sont liées, nous vous invitons à lire l’excellent article de Michael S. Bernstein, Andrés Monroy Drew Harry, Paul André, Katrina Panovich et Greg Vargas, « 4chan and /b/ : An Analysis of Anonymity and Ephmerality in a large online community ».

URL : http://www.aaai.org/ocs/index/ICWSM/ICWSM11/paper/viewFile/2873/4398 page consultée le 3 mars 2015.

[13] Malgré une utilisation et une définition regrettable et inexacte du terme de troll, l’article du New York Time de Mattathias Schwartz, « The Troll among us », daté du 3 août 2008, reste le plus complet sur cet événement ainsi que sur d’autres faits réalisés par des figures de la /b/board (hater, flamer, cyber—harceleur, farceurs) qu’amalgament avec le troll, les médias de masses.

URL http://www.nytimes.com/2008/08/03/magazine/03trolls-t.html?pagewanted=all&_r=0.

[14] Jonathan Bishop, « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” », Int J. Web Based communities, vol. 10, n° 1,  2014, p. 8.

[15] La totalité des questions et des réponses sont disponibles en annexe I.

[16] « An Internet troll who stacks memorial sites an RIP sites on Facebook defacing then with picture and crude comment explained : “public grief and grief tourism are extremely obnoxious selfish habits that so many people on Facebook exhibit. In many cases, these memorial pages are set up by people who hardly even knew the deceased”. This objection is similar to that against spontaneous shrines on public streets : grief may aunthetically displayed only for those you know and mourning should not be allowed to lear into the every day life of passer by. In other words, death should be sequestrated, for the protection of both the dead and the living ». Tony Walter, Rachid Hourizi, Wendy Moncur, Stacey Pitsillides, « Does the internet change now we die and mourn ? An overview » Omega : Journal of death and dying, vol. 64, n° 4, 2011, p. 288. (p 275-302).

[17] « For the mass media organisation, the coverage of terrorism, especially prolonged incidents such as hijackings and hostages situations, provides an endless source of sensational and usually compelling news stories capable of boosting audience readership figures », Paul Wilkinson, « The Media an terrorism : a reassessment », Terrorism and political violence, vol 9, n°2, 1997, Frank Cass, Londres, p. 52 (51-64).

[18] « Sick internet troll, who posed vile messages and videos tauting the death of teenagers is jailed for 18 weeks », The Daily Mail, 14 septembre 2011.

[19] cf. David Morris, Watching what we think : the dismantling of the mainstream media monopoly social science, Electronic publishing, Rochester NY, 2011.

[20] Lucy Pepper, «  Drawing of internet trolls», The Guardian, 12 juin 2012.

URL:http://www.theguardian.com/technology/gallery/2012/jun/12/drawings-of-internet-trolls page consultée le 19 avril 2015.

[21] « There are the digital natives, whor are – annonyed news – sources are “misusing” the term trolling. There is a group of people looking for a new villain to attack in order to escape ther own insecurities. And there are the counter-cultured groups who enjoy indentifying as troll as they know it is seen as deviant by the others, making their subversive and trasgressive humor that much more enjoyable », Jonathan Bishop, « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” », op.cit, p. 13.

[22] « Parental surveillance puports to protect the child from unknown dangers in keeping with both moral panics related to children and technology », Valerie Steeves, « Hide and seek : surveillance of young people of the Internet », in David Lyon, Kevin Hagerty, Kirstie Ball (dir.), The Routledge Handbook of surveillance studies, Routledge, Londres, 2012, p. 353 (342-360).

[23] « The current fascination with “troll” appears to be the latest extension of the misunderstanding of technology and fear of it’s potential by people who consume media to confirm their prejudicial fear ». Jonathan Bishop, « representation of “trolls” in mass media communication : a review of media-textes and moral relating to “internet trolling” », op.cit., p. 14.

[24] Damien Leloup, « Du “trolling” au harcèlement morbide », Le Monde, 16 septembre 2011.

[25] « Liam Stacey, un étudiant gallois condamné à 56 jours de prison pour des tweets sur Fabrice Muamba, le footballeur anglais hospitalisé », Le HuffingtonPost.fr, 27 mars 2012.

[26] Cf. « Londres veut durcir ses sanction contre les “trolls” », Le Figaro, 20 octobre 2014.

[27] Cf. « Construire l’ennemi » supra.

[28] « The second major lesson is that in both democracies and dictatorships, the news media remain powerful tools for the demonization of the enemy », Gadi Wolsfeld, « The news media and the second intifada », Harvard international journal of press/politics, vol. 6, n° 4, septembre 2011, p. 113-118, p. 115.

[29] Pour une présentation plus approfondie de ce cas précis cf. Whitney Phillips, « LOLing at tragedy : Facebook trolls, memorial pages and resistance to grief online », First Monday, vol 16, n° 12, 5 décembre 2011.

[30] « Sean Duffy is pictured side on wlaking to the left and there foreaway from something – most probably decency », cf. Bishop, p. 18.

[31] « This person was hiding behind a computer. For me you can’t see him, you can’t do anything. It is very hard for a father. You all try and protect your kid ».

[32] Résumé du documentaire de Fabrice Hoss, « Quand la toile tisse la haine », 3 décembre 2014. URL : www.france5.fr/emission/quand-la-toile-tisse-la-haine.com page consultée le 5 mars 2015.

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